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Sur le marché mondial, les schèmes de certification (labels) sont d'habitude une affaire entre des partenaires privés: compagnies, teneurs des labels et instituts de certification (tiers parts). Si jamais des états ou des institutions internationales y interviennent, c'est normalement dans les sens d'encadrer le processus de la certification, par ex. en définissant des critères minimales comme le fait la FAO vis-à-vis les standards privés de la pêche durable.

En France, semble-t-il, c'est un peu divers, d'une part suivant une tradition étatiste, d'autre part suivant une tendance auto-défensive de la culture française grâce à laquelle l'Europe fait toujours face à l'impérialisme de Hollywood, Coca Cola, Monsanto etc. En plus, la France dispose déjà d'expérience avec une labélisation nationale: le Label Rouge.

Or, l'agence nationale FranceAgriMer argue que les schèmes exitants de certification des produits de la mer ne satisfont pas tout à fait les exigences de la FAO. Alors la Grande Nation se met en marche afin de créer, ensemble avec la branche, un label qui saura combler tous les désirs.

Ce qui n'est pas dit: Il existent déjà des labels internationaux qui le font, au moins dans la limite du réalisable. Le label qui regroupe la plus grande quantité certifiée, FRIEND OF THE SEA - label plutôt italien qu'anglophone si cela répond à un reflet français - n'assume pas seulement les critères de la FAO (aucune pêche des espèces surexploitées ou avec des engins détruisants comme les chaluts de fond), mais répond aussi aux autres exigences évoquées par FranceAgriMer: FRIEND OF THE SEA oblige les entreprises de diminuer ou compenser les émissions CO2 le long de la chaîne de production et de respecter les conventions clefs de l'OIT/ONU ainsi que les droits de l'homme. En outre et à la différence de FranceAgriMer, FRIEND OF THE SEA ne se contente pas seulement d'un schème de certification pour la pêche (artisanale ou industrielle), mais met à disposition aussi un schème pour l'aquaculture.

Quelle est donc la raison pour laquelle la France se met à réinventer la roue? Afin que le label français soit à la tête du mouvement en faveur d'une pêche durable? Pour cela, on viendrait un peu tard et on ferait mieux de renforcer ceux qui se sont mis en marche il y a déjà quelque temps. Ou bien est-ce qu'il s'agit tout simplement de protéger l'industrie française de la pêche?

Source: Libération

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